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Problèmes de communication

“ Oh chéri, il n’y a pas de fumée ” C’était ma première pensée en approchant de la maison. C’était à l’époque des visites régulières et inopinées chez des patients âgés, et j’y allais en passant, pendant que je passais. ” Une vie de service dans le manoir local avait été récompensée par une maison de retraite dans le sols dont l’une des caractéristiques était un panache de fumée permanent de la cheminée. Mais le jour de la mi-janvier, il n’y en avait pas et j’étais un peu inquiet quand j’ai poussé la porte d’entrée. Cependant, elle était là, vibrante comme toujours, mais blottie dans son pardessus et ses mitaines devant un foyer vide. Au cours des années, Jean avait développé un certain nombre d’excentricités. L’une des plus gênantes était sa manière de parler. Avec une surdité croissante, elle avait pris l’habitude de répéter tout ce qui lui était dit. Vraisemblablement cela a commencé comme sa façon de confirmer la question, mais au moment où je l’ai connue, c’était un réflexe fermement enraciné. En conséquence, les conversations ont pris un format surréaliste.Me: “ Comment allez-vous aujourd’hui? ” Jean: “ Comment allez-vous aujourd’hui? ” Moi: “ Non, comment êtes-vous aujourd’hui? ” Jean: “ Non, comment allez-vous aujourd’hui? ” et ainsi de suite, tous réalisés à haut volume. (Jean avait une belle collection d’aides auditives du NHS, mais elle les gardait dans un tiroir plutôt que dans ses oreilles.) “ N’avez-vous pas de charbon? ” J’ai crié. “ N’avez-vous pas de charbon? ” elle a répondu.Après beaucoup dans la même veine, elle a finalement semblé recevoir le message que j’étais inquiet au sujet de ses réserves de carburant. Elle m’a conduit à son hangar. La première porte ouverte pour révéler un tas pathétique de bâtons dans le coin. Problème résolu, je pensais, mais ma tournée n’était pas encore terminée. La porte d’à côté s’ouvrait sur un tas de charbon dont je n’avais vu que des images de la chaufferie du Titanic. A ce moment, la voisine de Jean arriva avec ses courses, et je commençai à lui demander s’il avait remarqué d’autres signes détérioration de la santé. Gravement, nous avons discuté de la possibilité de la démence et si Jean pourrait avoir besoin d’aide des services sociaux ou même avoir à renoncer à vivre seul. Pendant ce temps, Jean avait fouillé dans son sac à provisions. Soudain, elle laissa échapper un petit cri de succès, et, brandissant un paquet de flambeaux, se dirigea vers l’intérieur pour continuer les affaires du jour. Il n’y a peut-être pas de fumée sans feu, mais il n’y a pas de feu sans allume-feu. | John Spencer